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Les Neuf Clans

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MessageSujet: Les Neuf Clans Jeu 14 Oct - 5:54






Les Neuf Clans
Présentation

..




Bien qu’aujourd’hui leur subsistance soit menacée, je me dois de noter et même d’insister sur l’importance capitale qu’ont eue les Neuf Clans et le système qui en a découlé dans la progression et l’évolution du peuple Rajasa. Ce n’est pas qu’une organisation politique au sens propre du terme, car si par le passé chaque peuple possédait un pouvoir relativement centralisé, de plus en plus on voit l’émergence d’une tangente qui les dirige tous vers le pouvoir de l’un ou l’autre des trônes, à savoir le trône des cieux (celui de Fuotoka) ou celui de la Terre (celui de Kan’Tsai). Ce peuple a toujours été fort nombreux, et cette séparation a forcé des alliances qui n’auraient pas existé au centre d’un seul clan, de toute façon aucun peuple ne peut se vanter d’être suffisamment rassembleur pour n’avoir aucune divergence d’opinions, par exemple, entre les castes sociales. Pour ce qui est des Rajasa, cette séparation fut faite dès leur création, alors que chacun des Seishi s’est approprié d’une partie des êtres créés par Kan’Tsai. Si les histoires divergent de l’un à l’autre, il n’en reste pas moins qu’à un moment ou un autre, il y eut des rencontres périodiques, soit toutes les années ou tous les quatre ans selon les époques et selon les versions. Les groupes complètement distincts et déconnectés d’une même race se rencontraient ce qui permettait des échanges culturels, certes, mais aussi d’éviter de se sentir seul ou dépassé dans ce monde. Cela a créé un peuple fort et soudé, dans ses différences comme dans ses ressemblances, ce qui leur a permis de passer l’épreuve du temps haut la main, mais aussi, comme vous le verrez plus tard, de traverser la Chute avec des pertes relativement limitées, contrairement aux autres peuples.

Les Clans sont au nombre de neuf, que je décrirai dans des chapitres subséquents, mais ils découlent des neuf Seishi principaux (pas leurs enfants ou leurs petits enfants, cela est un autre sujet complètement qu’il ne me sera donné d’aborder dans ce tome). Les neuf Seishi sont les suivants :
  • Fuotoka (autrement appelé Héi) dit le Constructeur.
  • Nami-ada, la maitresse des Mer, femme de Fuotoka.
  • Shishima, le maitre des tempêtes
  • Moyunon, le fils de Fuotoka (en fait il s’agit du régent des cieux, qui dirige le ciel en l’absence de son père), c’est aussi le maitre des vents
  • Shian, dit le Jour
  • Komui, dit la Nuit
  • Kainô, maitresse de l’amour, de la sagesse et de la fertilité
  • Sôgai, maitre de la guerre, de la passion et du feu
  • Kan’Tsai, fils de Fuotoka, maître de la terre et créateur des hommes


Chaque Seishi possède un clan et bien que certain diront que ce sont les clans qui possèdent un Seishi, cette affirmation me semble fausse dans l’optique où ce sont les Seishi eux-mêmes qui se sont appropriés des humains créés par Kan’Tsai, mais cela est, encore une fois un tout autre débat. La raison de cette étude est fort simple : peu de gens comprennent l’importance des neuf clans, des neuf ancêtres et des neuf Seishi dans notre vie, mais à ceux-là je réponds que l’ignorance sera à jamais le premier de vos ennemis sur un champ de bataille. Vous devez le vaincre avant de vaincre vos ennemis. Nous voyons à l'heure actuelle un ennemi se lever à l’est, sous le trône hégémonique de Kan’Tsai, alors il serait temps de vaincre cette ignorance qui nous afflige tous et de redécouvrir les Neuf Clans. À tous les Rajasa qui liront mon œuvre, je tiens à dire que je ne cherche pas à donner la clef de vos secrets, de nos secrets à qui que ce soit, je crois simplement qu’il est bon de rappeler les faits, entre autres que nous ne sommes pas un peuple uni, et que l’unisson ne nous serait pas profitable.

Les extraits suivants sont tirés de Impressions sur les Neuf Clans, leurs impacts passés et modernes par Heibei Chao



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MessageSujet: Re: Les Neuf Clans Jeu 14 Oct - 5:55






Héi (Fuotoka)
Le constructeur

..



Les fils de Fuotoka ont été rapidement mis à l’écart, les raisons de cet écart sont encore à ce jour un sujet de vif débat entre les diverses parties. Les fils de Kan’Tsai et ceux de Fuotoka ont des versions différentes : les uns maintiennent qu’ils étaient un cadeau au père du Seishi, les autres qu’ils étaient exclus à cause de sa haine envers son père, qui jamais ne lui avait donné de double. Ce débat n’a pas lieu d’être en ces notes précises. Notons simplement que leur exclusion a suivi presque immédiatement leur création, du moins selon les divers contes et légendes que j’ai pu lire à ce sujet. Si on veut exclure l’histoire des dieux, on peut simplement dire qu’ils ont connu une grande séparation géographique, par les montagnes de Shuo, qui pouvaient sembler infranchissables. Ce groupe assez grand d'individus ne se nomma pas de prime à bord, encore trop primitif, comme bien d’autres pour réellement avoir à le faire. Ce n’est que plus tard que fut développée une identité forte et très centralisée de leur groupe. Les Héi-an (nom qu’ils se sont attribué au fil des siècles, soit le ‘peuple de Héi’ nom qu’ils donnent au Constructeur, à Fuotoka), possédaient d’abord, comme beaucoup de culture, une organisation de chasseur et de cueilleurs. Pour une somme de raisons, l’artisanat et l’art finissent par prendre une place importante, dans leur société. Leur place était si grande qu’aujourd’hui encore nous lui attestons une grande importance. Le pouvoir s’est rapidement centralisé autour d’une personne qu’on appelât le Fils des Cieux, ou Enfant des Cieux. Quelques fois dans l’histoire des Héi-an, il y a eu une femme sur le prestigieux trône du ciel, mais reléguons cela à leur histoire ancienne.

La Chute a été particulièrement dévastatrice pour eux, car leur vie quotidienne était centrée dans de grandes plaines, parfois des déserts et quelques fois, mais très rarement, des plateaux. Ils durent rapidement se réfugier sur ces quelques plateaux, puis sur les montagnes de Shuo, où ils durent s’établir à nouveau, mais contrairement à beaucoup de peuples, ils ont une grande faculté d’adaptation, ce qui leur a permis de reconstruire rapidement ce qu’ils avaient perdu. Aujourd'hui, c’est un clan mystérieux pour plusieurs, qui entretient plus de relations avec les Asheti qui vient à l’ouest qu’avec le reste de leur peuple, d’ailleurs, il n’est pas rare de voir des Asheti, et même d’autres sortes de Rajasa vivre avec les autres membres du clan dans les villes comme s’ils étaient absolument pareils. Après m’être informé auprès de la population locale, j’ai pu constater que l’acceptation raciale est pour eux basée d’abord et avant tout sur la culture, ainsi, si une personne apprend la langue et apprend à vivre comme les Héi-an, il pourra être considéré comme l’un des leurs, avec les mêmes devoirs et les mêmes droits. Ce trait qui n’est certainement pas commun à tous les Rajasa. Leurs devoirs sont principalement militaires et économiques, par exemple le paiement des taxes et le service militaire, pour ce qui est des droits, c’est le droit à une bonne terre, à une éducation juste (si la personne possède les aptitudes pour cela), à plusieurs mariages, à l’enseignement des arts, et ainsi de suite, …

Il s’agit d’un clan particulièrement éduqué et centré sur les arts. Pour eux la guerre et le maniement des armes constituent une autre sorte d’art, ce qui est très important d’être noté. Le statut des femmes y est comme dans plusieurs cultures sous celui des hommes, mais il arrive que certaines artisanes arrivent à s’y faire un nom important et vivre très bien. Malheureusement, leur destin est généralement scellé, comme c’est le cas chez tous les Rajasa, bien avant cela par son père ou son frère ou son futur époux, ce sont donc les veuves qui jouissent de la plus grande liberté. De plus, au niveau des particularités, j’ai remarqué que plusieurs d’entre eux possédaient des cheveux roux, ou brun plus pâle que les autres, ainsi que, parfois des yeux d’une teinte cuivrée ou rosée, ce qui me semble très étrange. Cela se retrouve plus chez la famille dirigeante, ou les anciennes familles dirigeantes, comme le pouvoir peut se passer d’une main à l’autre.

Le pouvoir conféré à ce clan par leur protecteur est celui d’une Adaptation très élevée. Ainsi, ils s’adaptent bien aux changements climatiques, mais surtout aux changements sociaux et à la présence d’autres personnes sur leur terre, de nouvelles technologies, ce genre de choses. De ce que j’ai vu jusqu’à maintenant, ils sont travaillants et plus acceptants que les autres Rajasa, ce qui les rend plus adapté à la nouvelle ère, même si, comme bien d’autres peuples, ils ont grandement souffert de la tragédie qui a secoué le monde il y a plus de trois cents ans.

Citation :
En termes techniques, les Rajasa du clan Héi-an possèdent la capacité raciale : Adaptation sociale, dont la description se trouve juste au-dessus.



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MessageSujet: Re: Les Neuf Clans Jeu 14 Oct - 5:56






Nami-ada
La maitresse des Mers

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Le clan associé à la maitresse des mers est l’un des clans les moins bien définis à ce jour non seulement à cause du manque d’information, mais aussi à cause de la destruction nette de leur culture lors de la Chute. Ils n’ont pas connu un grand développement contrairement à la plupart des autres clans, durant les milliers d’années suivant leur création jusqu’à la Chute. Du moins c’est ce que nous permettent de penser quelques données, surtout dans les notes des autres clans qui ont survécu à l’œuvre du temps. Ils ne vivaient pas dans un isolement géographique constant, contrairement aux clans de Kan’Tsai et de Héi, son mari, non, ils étaient plus prisonniers de leurs propres goûts et de l’importance capitale qu’ils accordaient à Nami-ada. Ils ont vécu tout d’abord sur les côtes de la plaine d’Ujizumi, ils ont rapidement maîtrisé les eaux, notamment en ce qui touche les marées, et les prédictions de catastrophes naturelles avec lesquelles ils devaient toujours composer, c’est-à-dire les tempêtes (humeurs de Shishima) et les tsunami (celles de Nami-ada). Leur clan s’est majoritairement centré autour de la cueillette de coquillages sur les grandes mers qui bordaient leur territoire et de la pêche très fertile sur la côte est de la plaine. Ils ont rapidement voué une allégeance au système des neufs clans et comme les autres ils se choisissaient un représentant, cette fois dans la famille qui, disait-on, descendait de Nami-ada elle-même pour se joindre au conseil de Neuf, au centre de la plaine. Ils vivaient de l’échange de bien avec les autres clans et ils n’eurent jamais de difficulté à se mêler avec ceux des autres régions et provinces de la plaine, notamment le clan de Shishima. Leur évolution a été très lente et, comme vous pouvez certainement l’imaginer, pour eux la Chute a été une des pires choses possible, mais ne soyons pas hâtifs. Ils ont pu rapidement faire des artisanats très élaborés avec les coquillages, ce qui les mena à cette culture centralisée, d’abord par le commerce, puis le raffinement, une société à proprement parler s’est installée. Aujourd’hui, on ne sait plus comment cela s’est produit, mais chez les Rajasa, comme chez bien d’autres peuples, il en revenait à l’homme de diriger, mais rapidement, et on ne sait trop par quel principe, les femmes s’imposèrent comme dominantes chez les Nami-an. C'est peut-être parce que la chasse n’était pour eux qu’un moyen de survie à court terme et que c'était l'artisanat des femmes qui servait de monnaie d’échange. Rapidement, elles purent construire des armures en coquillage, on dit même qu’elles auraient fait des armes, mais il n’y a que très peu de preuves tangibles à cet effet pour le moment. Ceci étant dit, cela a été une tradition, très peu respectée par les autres peuples, ce qui les a fait sombrer dans un certain oubli assez tôt. Néanmoins, les guerres entre les clans existaient et il leur arrivait de se mêler de ces conflits armés, avec leurs fortes guerrières, et leurs guerriers dans les grandes batailles, mais toujours comme alliés ou défenseurs, jamais comme instigateur. La plus grande guerre qu’ils ont connue sont sur les rives, leurs propres terres, contre l’invasion d’un peuple qu’ils considéraient comme barbare, dû à son isolement et à son langage peut évoluer, celui de Kan’Tsai.

Cependant, la Chute est arrivée et s’ils avaient réussi à se monter un bon empire commercial entre le commerce des coquillages, de l’artisanat et des produits de la pêche, tout s’est arrêté net avec la montée massive des eaux qui ont bientôt envahi tout leur territoire. Beaucoup sont morts en très peu de temps, si bien que la survie du clan comme celle de bien d’autres a été menacée. Heureusement, ce clan avait développé des navires capables de survivre aux plus grandes tempêtes, cependant, seuls sur leurs navires, ils n’avaient nulle part où aller. C’est ainsi qu’ils sont partis sur des eaux enragées, appelant à la bénédiction de leur Seishi qui se vengeait contre ceux qui avaient osé pénétrer les terres de son mari, et ils se rendirent jusque dans les terres des enfants de Kan’Tsai, où ils offrirent leur technologie, en échange d’une place au calme. Ensemble, ces clans furent les mieux adaptés à la survie de la Chute, et se sont rapidement répandus. Une province entière du territoire des Rajasa appartient au clan des Nami-an à ce jour, pourtant en majorité ils ne l’habitent pas, car ils sont trop peu nombreux, et de plus en plus assimilés dans le clan du Seishi des hommes.


Les Nami-an sont des gens travaillants avec une culture basée sur l’égalité entre les hommes et les femmes, d’abord et avant tout, mais surtout sur l’importance du travail et de la place de chacun. C’est un clan qui a connu un système de caste très sévère, seulement perméable par le mariage et les enfants, aussi, ils sont marqués d’une ouverture d’esprit relativement limitée, notamment à cause de la façon dont certains autres clans les ont rebutés par le passé, mais ils entretiennent de relativement bonnes relations avec les autres Uji. C’est un clan pacifique pour la plupart, qui préfère s’intégrer sans le moindre mal et retourner le plus vite possible à son ouvrage. Au niveau spirituel, ils accordent une grande importance à la pureté, aux eaux et bien entendu à Nami-ada, mais les cultes, généralement postés près des côtes, sont de plus en plus rares, à cause de la rareté des membres du clan en eux-mêmes. On peut les reconnaître, parfois à la couleur de leurs cheveux, qui dépasse parfois le noir pour devenir très légèrement mauves ou bleus, il en est de même pour leurs yeux, mais il leur arrive aussi de ressembler à des Rajasa tout ce qu’il y a de plus simples.

Les Nami-an sont de fins connaisseurs des humeurs du ciel et des mers, de leur relation intime avec leur Seishi, ils ont donc une capacité naturelle à savoir les changements de temps qu’il fera (orages, tempêtes, ouragan, typhon, blizzard, tsunami, parfois même les tremblements de terre).

Citation :
En termes de jeu, les Nami-an possèdent le pouvoir Connaissance météorologique.



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MessageSujet: Re: Les Neuf Clans Jeu 21 Oct - 10:30






Shishima
La maître des tempêtes

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Shishima est le maître des tempêtes. Aujourd’hui dans note ère de plus en plus rationnelle, c’est un nom qui, comme celui de Komui fait trembler beaucoup de Rajasa. Tous les peuples ne se sont pas tournés vers les Easÿels, à la recherche d’êtres faciles à blâmer. Certains Rajasa ont dû suivre la tendance générale de cette croyance, mais les autres murmurent qu’en fait il aurait s’agit d’un incident tragique au Royaume des Cieux. Shishima serait sorti sur son chariot pour détruire la création de son frère duquel il était immensément jaloux, mais aussi pour détruire le cadeau empoisonné de celui-ci; ces enfants sur lesquels il n’avait aucun contrôle. C’est un nom craint qui porte signe de malheur, mais cela bien fait plus de trois-cents ans. Cette crainte date d'avant que tout tourne mal. Les enfants des tempêtes, les Shima-an, commencèrent leur existence, comme les autres Rajasa, de manière nomade. Contrairement à ceux-ci, ils s’enracinèrent dans une culture nomade comme les Kai-an. Vivant au nord de la grande plaine d’Ujizumi, ils durent clamer un grand territoire pour assurer la subsistance des habitants de plus en plus nombreux, bien que les naissances, relativement contrôlées, ne laissaient pas beaucoup de jeu. Le peuple établissait des campements temporaires qu’ils habitaient quelques mois avant de repartir. Peuple d’abord et avant tout guerrier, leur culture s’est rapidement tournée vers la chasse, beaucoup plus que la cueillette. Chez eux, une femme, si elle était suffisamment forte, pouvait devenir incontestablement une grande guerrière, à l’image de ses pères et de ses frères, mais elle devait traverser les mêmes épreuves, les mêmes baptêmes, avant de devenir un ‘homme’ aux yeux de Shishima.

En tant que peuple, ils se rapprochèrent rapidement des animaux, mais il fallut très peu de temps avant qu’ils ne monopolisent les chevaux, ou presque de la région nordique. Nomades montés, ils vécurent autour d’un grand chef de tribu, qui faisait partie du conseil des Neuf Uji. Malheureusement, leur mode de vie fut rapidement mis en danger par l’expansion des autres peuples et l’équilibre précaire ne dura pas longtemps. Leur territoire, trop vaste était virtuellement impossible à défendre contre des avancées structurées de la part des autres clans. À la longue, il ne pouvait que tomber en mains ennemies. Les Shima-an furent, en peu de temps, acculés contre la côte où ils commerçaient avec les Tsai-an, seuls alliés, bien que très loin. Ils établirent leur premier campement permanent à cet endroit, bien qu’il semble difficile d’appeler cela une ville à ce jour, il s’agissait néanmoins d’un regroupement de maisons qu’ils habitaient temporairement, le temps de se refaire des forces. Ils restèrent tranquilles un bon moment, mis de côté par les autres clans, ils attendirent qu’ils se retirent de leur territoire avant de commencer une grande campagne militaire.

On remarqua rapidement qu’ils étaient très nombreux, or, ils vivaient sur la côte nordique, donc ils étaient éparpillés. Face à une grande menace, ils se regroupèrent tous sous la même bannière et leurs Grandes Invasions s’étendirent sur plusieurs générations. On dit qu’une dame de guerre de ce clan devint si puissante qu’elle devint presque un demi-dieu. Elle pouvait fouler le ciel, montée sur son énorme destrier argenté. Nommée tout simplement Tenrakô, le Prince déchu, elle était la fille d’un des anciens dirigeants du clan, et elle mena, sans le vouloir, son clan à sa perte. Elle entreprit de grandes croisades contre les autres Clans, les menant loin des enseignements de Shishima. Elle portait pourtant sa tempête intérieure, dans son cœur. Elle était tiraillée, dit-on, entre deux clans, elle incita les Shima-an se délester du contrôle d’un Seishi trop distant, et elle les convaincu de mener les Grandes Invasions. Peuple guerrier et conquérant, ils s’approprièrent, contre vents et marées, des terres d’autres Clans, ils tuèrent, pillèrent et firent tant d’atrocités à des innocents, qu’ils devinrent l’ennemi numéro un de tous les autres clans. On envoya contre eux les Gai-an, laissant les deux peuples guerriers courir à leur perte. Les Shima-an furent cependant presque entièrement effacés lors de la Chute, c’est pourquoi les autres clans, et les quelques rares descendants des Shima-an prétendent qu’il s’agissait de la fougue de Shishima qui avait perdu le contrôle de ce Clan dont il ne voulait pas à la base. Lorsque les eaux s’élevèrent contre les peuples, les tempêtes se déchainèrent longtemps sur les côtes nordiques et engloutirent presque tous les éléments de la culture nomade et précaire des Shima-an. Cela les fit devenir qu’un vague souvenir dans notre mémoire collective. On dit qu’ils furent les premiers à périr, et chez les Rajasa on peut dire que les autres Clans ont payé de leur vie pour ne pas avoir tenté de remettre les brebis égarées sur le bon chemin.

Aujourd’hui, on ne peut pas dire que les Shima-an survivent par eux-mêmes, ils ne sont plus un clan en tant qu tel, bien que le sang des maîtres équestres et des nomades coule bien certainement encore quelque part, dans quelques familles, surtout chez les Héi-an, ils ne seront certainement plus jamais un clan. Ils sont d’apparence ordinaire, généralement avec des traits durs, des cheveux noirs comme la nuit. Ils sont généralement des cavaliers, des palefreniers ou encore des chasseurs dans d’autres sociétés, puis qu’ils ne sont pas toujours au courant de leur propre héritage, cependant, ils possèdent tous cette empathie surnaturelle avec les chevaux.

Citation :
En termes de jeu, les Shima-an possèdent tous la capacité raciale Empathie animale (chevaux), les effets sont à interpréter en jeu.


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MessageSujet: Re: Les Neuf Clans Jeu 21 Oct - 10:31






Moyunon
La maître des vents

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Moyunon était, comme vous le savez peut-être maintenant, un régent d’abord et avant tout. Son titre ou ses titres importent peu en cet instant présent et dans l’étude de son peuple. Après le retrait de son père dans un monde certainement meilleur, on a mis entre ses mains la tâche très complexe de chercher l’harmonie entre ses frères et ses sœurs, mais aussi de veiller au trône du Royaume Céleste. Ce fut une tâche difficile, et il tenta de rester calme, cependant, lorsque le royaume terrestre fut divisé, entre ses frères qui s’arrachaient tous des parties de la création de l’Unique, il se retrouva dans un dilemme sans nom. Il se devait de faire régner l’ordre et la discipline chez les dieux, mais le royaume des vivants en était un qui revenait de droit, à qui au fait? En fait, il ne sut pas immédiatement que faire de ce cadeau que lui avait offert son frère. La conversation entre les deux frères ne fut jamais qu’en sous-entendus et par intérim, cependant un grand respect s’était installé entre Kan’Tsai et Moyunon. Peut-être étaient-ils semblables, mais l’important reste que les Mu-an furent un véritable cadeau au régent du Royaume. En effet, dès leur arrivée sur la grande plaine d’Ujizumi, les Mu-an eurent un statut sans aucun doute supérieur aux autres, d’une implication plus ou moins directe de leur maître qui savait comment gérer un royaume, chose que ne connaissait aucun autre de ses frères, et outre son père, personne n’aurait pu l’arrêter si ses intentions avaient été néfastes.

Dès leur arrivée sur la grande plaine, ils eurent une position privilégiée se trouvant directement sur des terres arables qui leur permirent rapidement de faire le saut entre la chasse et l’agriculture, et de développer de grandes villes et un gouvernement qui devint rapidement centralisateur. En effet, ils possédaient un roi, qui était en fait un ‘chef de clan’ si on veut s’arrêter à la technicité de la chose, et tout le gouvernement se centralisait autour de lui et de ceux qu’il choisit rapidement d’abord comme conseillers, puis comme représentants, car son domaine d’influence s’étendit rapidement. Ce n’était jamais en tant que politique expansionniste que les Mu-an structuraient et ‘envahissaient’ d’autres régions, en fait ils ne faisaient que s’arranger pour arrêter les conflits entre les groupuscules et les petites provinces.

C’est lors d’une rencontre avec le roi des Komu-an que vint l’idée à leur dirigeant, appelé à cette époque Hayatake Suon, de rassembler tous les peuples sur une même bannière. On parle parfois, dans quelques livres d’histoire de quelques attaques venues de l’extérieur qui auraient été perpétrées contre les neuf Clans, mais il est difficile d’en avoir quelque certitude. Il est possible de soumettre l’hypothèse que si tel fut le cas, à cette époque, il est fort possible que cela ait été de la part de Laiken, mais il n’est pas possible de le dire, car les descriptions, trop peu nombreuses, vagues et encore plus divergentes donnent une trop grande place à l’interprétation. Or, on peut affirmer que les plaines connurent à quelques reprises des menaces qui ne venaient non seulement de l’intérieur, c’est-à-dire d’entre les clans ni même des deux clans situés à l’extérieur de leurs frontières, mais bien d’autres peuples, et ce fut ces menaces qui les forcèrent à créer l’alliance des Neuf Clans, qui dura pendant très longtemps. Elle était présidée par les chefs de chacun des clans qui y participaient presque chaque année et qui étaient tous là quand un problème se faisait voir à l’horizon. Rapidement, ils se mirent à partager leurs cités avec leurs frères, les Komu-an qui les aidaient et les assistaient, constituant le gros de leur force guerrière, mais divers évènements, notamment des batailles dans la capitale Jiun’za qu’ils décidèrent de séparer pour de bon la caste dirigeante de la caste guerrière. Les familles s’étaient mélangées et le sang de ni un groupe ni l’autre n’était entièrement pur à cette époque, pourtant ni un peuple ni l’autre ne pleura de voir les Komu-an bâtir leurs propres villes.

Les Mu-an connurent, tout au long de leur histoire, une relativement saine compétition avec les Héi-an, peuple du père de leur protecteur, chacun tentant de prouver la supériorité de l’autre, ou du moins son aptitude à s’acquitter de ces nouvelles tâches, de prouver que tous deux méritaient leur titre de régent ou de roi.

L’exploit des Mu-an résonna pendant des âges innombrables, et ce même après la Chute d’un monde, on continua de chanter leurs louanges. Ils avaient tenu pendant plus de mille ans une alliance artificielle avec ses hauts et ses bas certes, entre les Neuf Clans Rajasa, et lorsque la Chute arriva, on ne sait trop ce qui advient d’eux, mais on murmure, et ce même chez les Shi-an qu’ils commirent l’ultime sacrifice, utilisant toute la force de leurs travailleurs pour sauver les autres clans, les aider… Au centre d’une plaine leurs chances de survie étaient presque nulles, pourtant ils ne purent que sauver une infime partie de leur population, surtout grâce aux Komu-an qui eux avaient réussi à s’enfuir. Ils ne connaissaient pas particulièrement la technologie navale ni les techniques, mais ils construisirent d’énormes îles artificielles, de bois et de métal, utilisant toutes leurs ressources, qui permirent à beaucoup de gens de survivre. Ils n'étaient pas nécessairement des gens importants, mais ils ont voulu prendre des représentants de chaque clan, même s’ils durent tuer beaucoup d’hommes à la tâche, de toute façon, ceux qui mourraient à ce moment ne faisaient qu’abréger leur souffrance sans le savoir.

Ceci étant dit, à ce jour on ne retrouve qu’un nombre très peu élevé de Mu-an, la plupart vivant chez les autres peuples, notamment les Héi-an, mais ils n’ont pas un clan très rassembleur. En fait, il arrive qu’après plusieurs générations un enfant naisse en tant que Mu-an. On les reconnait tout particulièrement à leurs yeux dorés, qui sont d’une couleur indéfinissable, mais ô combien captivante, mais aussi, et ce de façon générale, à leur bonté générale, on dit que ce sont des êtres exemplaires. Il y a des rumeurs qui veut qu’une population entière de Mu-an ait été saisie, juste avant la Chute par leurs cousins les Shi-an et qu’ils vivraient toujours sous la ville inconnue, mais cela est impossible à déterminer après tout.

Les Mu-an possèdent une grande empathie, légèrement surnaturelle. Si elle ne leur permet d’entendre les pensées de ceux qu’elle côtoie, elle leur permet néanmoins de ressentir l’émotion dominante chez une personne, cela les rends très sensibles, mais les porte, comme l’a montré l’histoire, à vouloir apaiser les douleurs des autres.

Citation :
En termes de jeu, cela signifie que les Mu-an possèdent la capacité Empathie, qui leur permet de ressentir les émotions des gens. Bien entendu, cela ne les force pas à agir dans cette mesure, mais c’est un peuple dans une certaine mesure relativement bon.


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MessageSujet: Re: Les Neuf Clans Jeu 21 Oct - 10:31






Shian
Le Jour

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Le Seishi du jour, tout comme son frère est un être mystérieux. D’abord, contrairement aux autres Seishi, il est impossible de lui attribuer un sexe, il arrive qu’on le mentionne en tant que femme, d’autres fois en tant qu’homme et bien souvent en tant qu’être asexué. Maintenant que cette clarification est faite, je tiens simplement à dire que j’emploierai le masculin pour simplifier l’écriture de ce passage, déjà suffisamment lourde pour les néophytes. Né en même temps que Komui, son frère, Shian représente le jour, la lumière, la force et de l’honneur. Cependant, son peuple, par respect pour les enfants de la lumière a été nommé Komu-an, ce qui démarque premièrement l’indestructible lien entre le jour et la nuit, mais aussi ce qui évite de nommer des êtres de lumière selon la mort elle-même. Il faut savoir si cela est conventionnel ou décisionnel, chacun possède son opinion, et le mien importe bien peu, car la théologie n’est pas mon premier domaine d’études. Les Komu-an ne sont donc pas un peuple qui, sans l’aide des autres peuples aurait pu survivre très longtemps. Peu organisés, ils se sont rapidement pliés au système des Uji. Ils se mettaient en catégorie inférieure, et ils ont rapidement formé une alliance qui dura plusieurs millénaires avec le clan dominant de l’époque, soit les Mu-an. Ils se sont d'abord établis dans les mêmes villes que les Mu-an et ils assuraient la protection de celles-ci, ainsi que du trône des chefs, une grande alliance s’était formée entre les familles dirigeantes, si bien que certains considèrent aujourd’hui que pendant une longue période, une assimilation presque totale des Komu-an fut effectuée par les Mu-an, et, selon ces personnes, l’attribution du nom daterait de cette époque (komu pouvant vouloir signifier ‘petit mu’), mais cela est certainement un autre débat. L’alliance, très longue, créa des familles communes, et un sous-clan qui détenait une partie des caractéristiques de chacun des deux parents.

C’est après un affrontement dans la capitale même, une bagarre entre des factions cachées, entre des groupes de Komu-an et de Mu-an que le choix fut fait de séparer la caste dirigeante de sa caste guerrière. Les Komu-an décidèrent donc de partir, ils s’établirent un peu plus au sud de la grande plaine, et formèrent leur propre ville, se servant des ressources de la capitale et bénéficiant tout de même de l’aide des Mu-an dans cette démarche, car bien que le danger persistait, l’alliance ne se termina pas, simplement on sépara les deux clans, se rendant compte que bien que la cohabitation fut possible longtemps, il n’était pas rare, dans des périodes de troubles politiques (surtout avec les attaques relativement incessantes des Shima-an). Ils créèrent donc la Citadelle des Lumières, Hi no Nejiro, un endroit maintenant mythique, fort probablement habité par des Vodni. Si solide qu’elle pouvait soutenir les foudres des Kan’Tsai et ses tremblements de terre, il n’est nul doute qu’elle existe et brille encore sous les eaux profondes d’Ushizumi.

Peuple protecteur parmi d’autres, ils furent presque dans leur entièreté effacés de la carte, excepté pour les quelques captifs et les voyageurs en d’autres terres, lors de la Chute, subissant, comme les autres, la Colère de Shishima. Leur structure sociale, complètement dépendante des autres clans en faisait des guerriers hors pair, mis au service des autres clans lorsque le besoin se faisait ressentir, ils étaient les protecteurs et les juges d’une alliance qui connu sa fin trop rapidement. Aujourd’hui, comme les restants d’autres clans ils ne subsistent que parmi les plus grands, bien qu’on dise qu’il y aurait quelque part dans les montagnes de Qaolan, un village issu d’une alliance entre les survivants Kai-an et Komu-an qui subsisterait dans quelque vieil édifice de temple, mais il est difficile de vérifier ces données comme les montagnes sont presque impraticables, il est possible qu’eux aussi aient connu une fin tragique avec les années.

Physiquement, ils sont plus grands que la plupart des Rajasa, ils ont souvent le teint un peu plus clair et on leur reconnait des yeux très sombres ou très pâles (de couleur ambrée ou encore grise) et on voit chez eux parfois des cheveux de couleurs non naturelles à cette race, ce qui incite certains Asheti à leur croire des origines Easÿelles, mais les autres verraient plus là une influence clairement Laikenne, qui sait, il faudrait demander à Shian lui-même. Le peuple du jour, ou du moins ses derniers descendants, possèdent la faculté de contrôler la lumière et de créer des boules luminescentes, certains ont même la capacité de leur donner d’autres formes, du moins ce fut le cas lors de l’époque de Hi no Nejiro.

Citation :
Les membres des Komu-an possèdent la capacité raciale Boule de Lumière, dont les effets sont suffisamment bien décrits.



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MessageSujet: Re: Les Neuf Clans Jeu 21 Oct - 14:19






Komui
La Nuit

..



Tous les enfants des Seishi, si ont veut encore les appeler ainsi, ne sont pas des enfants à proprement parler. La guerre qui a sévi pendant longtemps entre Kan’Tsai et son frère, la Nuit, aussi appelé Komui, a laissé des marques indélébiles sur la création des Rajasa, mais aussi sur leur répartition. Car si chacun des Seishi put s’approprier une partie du cadeau, ou de la création du plus jeune d’entre eux, seul Komui fut exclu, et on attendit que tous eussent fait leur choix et que tous les humains soient bien et établis pour lui rendre la partie qui, selon le maître de la Terre, lui revenait de droit. La place des exclus, la place des perdants. Cela l'enragea, il fut rendu rapidement fou de rage, et on dit même que le Seishi s’incarna parmi le peuple qui restait, guère plus qu’une poignée de sans foi ni loi et qu’il commit un grand massacre. Forcé d’admettre sa défaite, face à l’arrivée continuelle de nouveaux arrivants. Il fit ériger, et ce bien avant l’air du temps, une énorme cité, qui était faite toute en tours et en hauteur, mais s’étendant aussi loin dans les profondeurs. On ne sait trop par quelle force, il réussit à y faire régner une nuit presque permanente et les gens apprirent à y vivre tout simplement. L’histoire de la culture des Shi-an en est une relativement sale, elle est teintée de la couleur du sang même.

L’arrivée de nouveaux membres fut rapide au début, puis il y eut un grand temps mort, où les choses se sont stabilisées hors cette ville encore beaucoup trop grande pour ses habitants. À cette époque, les enfants qui naissaient hors du système des clans, soit par des relations entre clans ou simplement suite à un hasard infortuné étaient tous marqués de la marque de la nuit. Celle-ci se présentait comme des traits complètement noirs à la base du cou, gravés à même la peau. Lors de ces tristes naissances, les enfants ne pouvaient être tués, seuls les prêtres avaient le droit de les toucher et ils les acheminaient vers la Cité Sombre pour qu’ils y vivent. Parfois, on trouvait des enfants qui subsistaient avec ces marques, cachés par leurs parents, parfois, ils étaient exclus, peu importe leur âge. Il y eut même quelques cas de gens qui furent bannis de leur clan, sans la moindre équivoque, et ils furent marqué de ces mêmes signes, en se réveillant ils se sont inexplicablement trouvés dans cet endroit sombre. Le nombre de marques indiquait le statut social de la personne et ce peu importe son origine, son nom et son sexe, on vit donc rapidement une société compétitive, mais en avance sur son temps pour l’égalité entre les sexes et les naissances, parfois le nombre de traits changeait en cours de route, mais jamais quiconque autre que Yorusai n’en posséda plus de huit, mais je reviendrai à son cas particulier plus tard.

Dans de telles situations, on aurait pu croire que les gens pourraient se trouver un dirigeant compétent, juste à se fier à la force, au mérite et aux capacités de chacun, mais les assassinats n’étant pas chose rare, il fallait un petit n’importe quoi pour causer la disparition d’une personne capable de contrôler une partie de la population. Malheureusement jamais ils ne réussirent à contrôler l’entièreté alors les gens s’organisèrent rapidement en sous-groupes partageant des intérêts communs, un trait d'une société en avance sur son temps. Malheureusement, elle ne pouvait résister à l’œuvre du temps et à la force militaire des autres groupes. En effet, il fut offert, par Kan’Tsai, en guise de bonne volonté et de preuve de bonne foi, à Komui, un cadeau empoisonné pour ainsi dire, le privilège d’asseoir sa cité sur les seules réserves de Haga’ei, le métal noir. Or, à l’époque où les guerres devenaient plus fréquentes, plus brutales et plus organisées, lorsque les autres clans eurent vent de cette étrange possession, il ne fut pas long que les attaques s’organisassent contre la ville même. La crise a duré longtemps et la ville fut trop rapidement assiégée, même les meilleures défenses et les meilleurs assassins ne pouvaient gagner contre cette armée sans une tête dirigeante.

C’est dans un instant de désespoir total que s’est éveillé Komui, entendant finalement le cri à l’aide de son peuple. Il engloutit complètement la ville dans une noirceur impénétrable, un poison qui eut tôt fait de débarrasser la ville de ses ennemis, mécanisme de défense, qui, sans être ultime donna un moment de répit à la ville. Malheureusement, les catastrophes continuèrent à affliger les Shi-an, car les attaques venaient de toute part. C’est à ce moment que, dans l’ombre, Komui décida de faire une alliance que personne n’aurait voulu même imaginer. C’est la première fois qu'on entendit parler d'Usk’ard (Usukâdo). Il était un envoyé des terres infernales. Personne ne sait ce qu’il faisait dans la cité, mais il s’est rendu au palais encore une fois désert, et il s’y est enfermé pendant très longtemps. L’histoire veut que c’est à cet endroit que Komui lui-même soit apparu et que son essence ait été fragmentée en trois, en signe de pacte, et celle d’Usk’ard en deux. Komui avait séparé son essence, gardant un tiers pour lui, donnant un autre tiers à son enfant et finalement le dernier allait en guise d’échange avec le démon qui s’était présenté devant lui cette journée-là et l’alliance fut scellée. Personne n’en connait encore les clauses aujourd’hui, même les plus savants des Shi-an, mais cela avait certainement un lien avec la survie du clan qui existe encore à ce jour.

Pour faire court, le fils de Komui arriva à la Cité après quelques années seulement, il paraissait cependant être quelque part au début de l’adolescence ou encore à la fin de l’enfance, ses cheveux cours montraient bien les neuf marques qu’il possédait à la base de son cou. Personne ne douta de ses origines par ses yeux sombres. Il disait se nommer Yorusai, et personne ne le contredit. Il devint rapidement le dirigeant de la ville, et il en fut ainsi jusqu’à la Chute, et encore bien après, mais sous des conditions particulièrement différentes. Il y eut un grand moment de prospérité, les arrivées se faisaient en vague ou du moins étaient assez constantes pour alimenter la ville et provoquer une bonne croissance. À l’arrivée de chacun, on lui octroyait un nouveau nom, qui le représenterait dans cette vie qui n’était pas la même qu’avant que la précédente ait eu seulement quelques jours, quelques mois ou plusieurs années.

Les naissances dans la ville même commençaient à se faire de plus en plus nombreuses, et parfois naissaient des descendants d’autres clans. En général on les renvoyait, parfois on les gardait entre les murs de la ville, et ils prenaient peu à peu des traits de démons. À l’insu des gens de la ville, et ce de façon très lente, le sang des démons s’était propagés parmi les survivants, parmi les hommes, les femmes et les enfants, un poison loin d’être mortel, simplement, évolutif, pour ainsi dire. Située à flanc de montagne, la ville avait peu de chance de prospérer suite à la Chute et à la montée des eaux, cependant Yurusai et huit disciples effectuèrent un rituel qui leur permit de séparer de la montagne ce qui allait devenir leur île personnelle. Ainsi la cité pourrait continuer à vivre encore longtemps. Et ce fut le cas. Après la chute, les nouvelles arrivées ont cessé, mais cela ne voulait pas dire que ne naissaient plus des sans clan, ceux qui appartenaient, et appartiennent toujours à Komui naissent avec les marques noires, mais les Rajasa, au fil des siècles, ont commencé à simplement effectuer une exclusion systématique de ces personnes, car ils n'avaient plus la capacité de les envoyer à la Cité.

Pour ce qui est de celle-ci, les nouvelles générations y vivent encore, toujours dirigées par le fils de Komui. La Cité en elle-même est un endroit qui bouge sur les eaux, il est donc très difficile de la trouver, leur niveau technologique leur permet l’utilisation et la construction de navires. Ils sont généralement à la recherche des enfants nés dans les autres contrées pour les amener chez eux et leur apprendre à contrôler le Sang de Démon qui coule dans leurs veines. Outre dans la Cité sans nom, ils n’ont pas une organisation structurée, mais ce sont des gens craints chez les Rajasa qui ont espéré pendant une génération entière que si la Chute avait eu quelque chose de bon, ç’aurait pu être l’élimination des Shi-an.

Citation :
En termes techniques, chacun des Shi-an possède la capacité raciale Sang de Démon, dont les effets individuels sont à déterminer avec l’équipe administrative. De plus, chacun possède des marques noires au niveau du cou, comme expliqué, veuillez prendre cela en compte lors de votre création, de même que le stigmate social qu’impose ce clan.



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MessageSujet: Re: Les Neuf Clans Mar 9 Nov - 10:30






Kaino
La maîtresse de l’amour

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Kaino est née dans une période trouble. Elle n’avait pas de forme véritable à sa naissance. Elle était, comme son frère Sôgai, imprégnée de concepts et d’impressions. Pourtant, sa présence dans les cieux y mit beaucoup de vie. Sa voix était douce et chacune de ses paroles était une mélodie. Elle apporta au palais céleste l’allégresse et la douceur. Ouverte d’esprit et si gentille, elle ne mit jamais Kan’Tsai de côté. Comme lui, elle se questionnait sur sa propre existence. Elle se questionnait sur leur existence. Une partie d’elle ne pouvait s’empêcher de se questionner sur l’existence de l’enfant unique. Ses chansons et ses mélodies berçaient le Seishi durant les longues nuits.

[b]L
orsque Kan’Tsai fit la répartition de ses enfants entre ses frères et ses sœurs, il aurait pu être clément envers Kaino. Il ne lui offrit aucune terre. Il n’y avait pour elle, semblait-il aucune place dans ce monde. Et ce fut ce que pensa le Seishi de l’amour et de la compassion pendant de longues années. En fait, son peuple erra pendant longtemps. Sur la grande plaine d’Ujizumi les Kai-an n’avaient pas leur place. Ils étaient sur la terre ce qu’était leur maitresse dans les cieux : une ombre parcourant le temps. Ils n’étaient qu’une mélodie que tous pouvaient entendre, mais que personne ne gardait chez eux. Aucune terre pour eux. Si les autres clans ont fini par s’établir et construire de grandes cités, les Kai-an persistèrent dans l’errance. Il fallut attendre longtemps pour que l’explication tombe. Trop sensibles, Kaino et son peuple ne pouvaient être attachés à une terre. La beauté de leur vie était dans la douceur et l’allégresse de leur vie. Ils devaient apaiser le cœur guerrier des autres peuples, et faire entendre leurs histoires et leur musique.

Étrangement, cette découverte, qui fut faite par l’entremise d’Akano, une princesse de ce peuple errant, les fit redoubler d’ardeur. Leur population était grande et ils ne possédaient pas d’animosité avec les autres clans. Bienvenus partout, et pourtant ils n’étaient chez eux nulle part, ils vivaient au rythme des guerres des autres clans. Ils portaient avec eux les histoires de la plaine, des autres clans. Lorsque les guerres éclataient, ils allaient se réfugier sans gêne chez les autres peuples. Ils avaient le plus d’affinités avec les Gai-an, les enfants de Sôgai, le frère de Kaino.

Avec les siècles, les guerres et les famines, le peuple de Kaino devenait de moins en moins important et nombreux. En fait, le temps fit son œuvre et le clan nomade ne se sédentarisa pas en soi, cependant les années passées et la rudesse des hivers n’étaient que quelques-unes des dures épreuves. Souvent, les jeunes quittaient le clan pour s’établir avec les autres clans. La pureté des Kai-an fut rapidement dissoute dans les autres clans et bientôt il ne restait d’eux qu’une poignée d’individus de pur-sang, qui restaient fidèle à leur mère. Donc, avant même la chute, ce clan avait connu un déclin énorme. La chute ne fut pas un clou final à leur cercueil, car comme les valeurs de Kaino, les Kai-an sont intemporels.

À ce jour, les Kai-an vivent au travers des autres clans, notamment des Gai-an et les Héi-an. Ils sont peu nombreux et les caractéristiques de ce clan ne se manifestent pas à toutes les générations. Cependant, on les reconnait dans des familles particulières et ils n’apparaissent pas n’importe où. En fait, ils sont fréquents dans le sud d’Ushizumi. Donc il est normal de le voir apparaitre plus souvent dans des familles importantes de Tsai-an ou encore de Gai-an. Il est surprenant de le voir dans la haute société, pourtant c’est le cas. On dit même qu’il y a eu dans la famille impériale des Kai-an.

Il est difficile de le reconnaitre les Kai-an lorsqu’on les voit, mais en le côtoyant, on peut le reconnaître. Physiquement, ils ont généralement les cheveux noirs, la peau légèrement basanée qui tourne un peu à la couleur du cuivre. Leurs yeux sont très exactement de cette couleur aussi. Il y a très peu de variation de couleur ou de grandeur, mais les yeux cuivrés sont très particuliers pour tous. C’est surtout leur aptitude musicale et artistique qui les démarque des autres Rajasa, ainsi que le savoir des anciens qu’ils gardent précieusement.

Le clan des Kai-an n’en est pas un commun dans ce sens où ils ne se reproduisent et ne survivent pas comme les autres. Il ne reste d’eux que des souvenirs qui suivent toute une panoplie de famille et d’individus. Ils sont donc des fantômes du passé et chaque nouveau-né Kai-an porte les souvenirs de ses ancêtres.

Citation :
En termes de jeu, les Kai-an obtiennent la capacité raciale « réincarné ». Ils ont quelques bribes de souvenirs d’un ou de plusieurs de leurs ancêtres.


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Sôgai
Le maître de la guerre

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Dans les histoires anciennes de ce peuple, le Seishi Sôgai est dépeint comme un joueur de tours et un éternel enfant. Ce n’est pas tant dans sa perception de la vie qu’on le reconnait comme tel, mais bien dans sa façon d’agir avec ses frères et ses sœurs. On voit des traits enfantins surtout dans la relation qu’il entretient avec sa sœur. Si l’Histoire retient surtout le fait qu’il a causé des tourments à sa Kaino, il n’en est pas moins que les deux formaient un bon duo. Doté d’un grand cœur et de beaucoup d’amour pour sa famille, il n’avait pas la force de les rassembler comme certains de ses frères. Néanmoins, s’il est un Seishi au tempérament de feu et à la force incroyable, il prônait la paix tant dans les cieux que, plus tard, sur la terre. Sa vision du combat et de la guerre était limitée à ceci : la guerre est un outil pour la paix et le combat est un art dans sa forme la plus magnifique. Divinité de passion, de foudre et de tempérament, Sôgai était un exemple pour ses frères et l’ennemi à abattre lors des tournois familiaux dans les cieux. On dit même qu’un jour, peut-être était-ce une mauvaise journée, les huit (c’était avant la naissance de Kan’Tsai) Seishi étaient réunis autour de l’arène qu’avait fait construire le combattant. Un grand combat s’étendit pendant plusieurs jours et plusieurs nuits, entre le Sôgai et Fuotoka lui-même. Ce combat de grande envergure affecta le royaume de Nami-ada, encore seulement d’eau à ce moment. En effet, de tous les éclairs dans le ciel, l’un d’entre eux contenait une partie de la force vitale de Fuotoka qui s’était échappée lorsque frappé par son fils. Cet éclair frappa la mer et fit trembler le monde. Cet éclair était l’Étincelle de Vie.

Lorsque Kan’Tsai est né, il est devenu une des cibles des tours de Sôgai, cependant il n’avait pas la tolérance des autres Seishi, et il n’avait pas beaucoup de patience. Il n’aimait donc pas beaucoup Sôgai, le Guerrier. Lorsqu’il créa ses enfants pour peuple le royaume des mortels, il offrit à Sôgai une peuplade qu’il voyait comme égale à leur nouveau protecteur : elle aimait la guerre et le sang, et elle l’aimerait toujours. Il a été difficile pour Sôgai de mettre ses enfants sur la bonne voie. Un peu comme cela le fut pour Shishima. En effet, sur leurs côtes, ils cherchaient toujours la conquête et le sang de leurs ennemis. Si bien que lorsque les autres civilisations s’étaient installées, ils restaient l’ennemi à abattre. Les Gai-an ont réussi à se frayer un chemin dans le monde. S’ils sont restés à l’âge de pierre plus longtemps que les autres peuplades, puis à l'âge de cuivre, grâce à la présence des Kai-an, peuple de sa sœur, ils ont réussi à prospérer.

Toujours considérée comme une tribu barbare par les autres, le clan de Sôgai était le premier à joindre toutes les batailles pour toues les causes. Ils étaient effectivement destructeurs et dangereux. Leur société était un fragile équilibre gardé intact par leurs contacts avec les autres peuples. Pendant que les autres clans créaient de grandes et belles cités, ils vivaient au jour le jour. Chaotiques, leurs cités accueillaient tout un chacun. On les appelait les Cités de la Décadence. Leur territoire après plusieurs grandes guerres a été réduit à leur seule présence sur les côtes rocheuses. Ils vivaient de la pêche et du combat. Il leur a fallu plusieurs centaines d’années pour se développer dans une société guerrière structurée. Vers les dernières années avant la chute, malgré le côté barbare qu’ils gardaient, ils avaient réussi à bâtir une société dirigée par des guerriers, où ceux-ci avaient les plus hautes castes sociales. Pour eux, le service militaire n’était pas seulement une obligation, c’était un mode de vie. Les plus faibles travaillaient dans les champs ou sur la mer pour fournir les ressources nécessaires aux guerriers. Il y avait souvent des guerres de territoires entre les seigneurs locaux, et leur besoin de combat dépassait rarement leurs propres frontières.

D’un autre côté, dans cette société guerrière rigide, il restait de la place pour de l’amusement. En effet, leurs villes étaient reconnues comme des endroits parfaits pour satisfaire les besoins d’amusements des autres clans. Les deux côtés de cette médaille sont encore présents dans la vie des Gai-an aujourd’hui. On ne peut dire qu’ils soient fréquents, contrairement aux Héi-an et aux Tsai-an, pourtant ils existent encore. Ils sont généralement des guerriers sans peur, parfois même les plus grands généraux des armées Rajasa. Ils s’occupent de maisons de jeu et de maisons closes, ou encore d’arène et de cirque. Ils sont toujours présents aujourd’hui. Leur situation géographique les a grandement aidés dans leur survie. Si les premières villes se sont fait balayer, ils ont pu escalader rapidement les montagnes pour assurer leur survie et recommencer le même cycle.

Les conquêtes des Tsai-an après la Chute les ont laissés suffisamment vulnérables. Aujourd’hui, on ne peut dire qu’ils ont des villages leur appartenant, mais ils font partie intégrante de la société rajasa. Ils n’ont pas de distinction physique particulière outre leur musculature légèrement plus développée et leur grandeur dépassant souvent celle des autres Rajasa. Culturellement, c’est un clan qui se marque de tatouages variés selon les moments de leur vie et qui porte les cheveux longs jusqu’à ce qu’ils perdent un combat. Malheureusement, leur culture s’est diluée au cours des derniers siècles. On dit que les plus dangereux des membres de ce clan ont les yeux rouges et légèrement brillants, comme le feu de leur propre vie.

Citation :
En termes de jeu, les rajasa Gai-an gagnent la capacité raciale Regard Foudroyant.


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MessageSujet: Re: Les Neuf Clans Mar 9 Nov - 10:31






Kan’Tsai
Fils de Fuotoka

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Comme je l’ai mentionné dans les chapitres précédents, c’est à Kan’Tsai, l’enfant et le Père de la Terre que nous devons la création des Rajasa. Il est donc admis aujourd’hui qu’il soit normal qu’il ait conservé « la grosse part du gâteau ». Or, il n’en a pas toujours été ainsi. Je vais donc vous relater brièvement l’histoire des Tsai-an, qui s’avère bien plus tumultueuse qu’on ne le pense à ce jour. La plaine d’Ujizumi fut d’abord et avant tout cédée aux six clans principaux (si on prend la peine d’exclure, pour de raisons de logistique interne, les Héi-an, les Shi-an et les Tsai-an), c’était probablement un très grand territoire avant la Chute. C’était une grande plaine cernée et parsemée de montagnes et de plateau qui offrait un endroit propice aux alliances, mais aussi aux guerres. Kan’Tsai fit ce choix pour des raisons que bien entendu, aucun mortel ne pourrait imaginer ou comprendre, mais il choisit d’exclure son peuple, non pas de la grande alliance des Neuf Clans, mais de garder ses enfants chez lui, pour lui. Bien entendu, les théories varient, mais certains pensent, et je suis aussi de cet avis, qu’il y avait une partie de la raison pour l’isolement des Tsai-an dû à de vieilles rancunes familiales et surtout à l’importance de prouver sa valeur par ses enfants. Comme ce ne sont que de vagues théories, rien ne sert de toutes les aborder, admettons seulement ceci : Les Tsai’an furent grandement exclu des alliances entre les autres peuples, isolés sur des îles entourées de mers et d’océans difficilement franchissables outre que par deux détroits grandement surveillés, les rapprochant seulement des Shima-an.

Il advint donc que les seuls contacts avec l’extérieur, l’extérieur des îles, provinrent de l’élite politique et culturelle de la région. Le plus souvent, ils étaient d’abord et avant tout initiés par les habitants du continent eux-mêmes. Les Tsai-an ont longtemps vécu dans une harmonie virtuellement parfaite, voire idyllique avec la terre et avec ses ressources, sans se préoccuper de guerres, sans se préoccuper de quoi que ce soit. Avec le temps et l’expansion de la population, une sédentarisation se fit, dans les quelques plaines des petites îles qu’avait accordées l’Enfant de la Terre à ses propres enfants. Personne, aujourd’hui, ne peut dire dans quel contexte s’est développée l’agriculture, mais on sait que ce fut une pratique rapidement adoptée, car elle permettait de parer les grandes famines et de suivre les mouvements encore relativement fréquents (sur quelques centaines d’années, quand même) entre les plaines centrales et les côtes extérieures. C’est donc une société sédentaire relativement mobile qui s’est créée, car le niveau des eaux, changeant, n’offrait guère un long répit aux pauvres habitants qui devaient composer avec ses humeurs. Le gouvernement ne fut pas toujours centralisé, loin de là, il fallut une intervention de l’Enfant lui-même qui vint parmi les siens, se faisant voir, chose que n’avaient jamais faite les autres Seishi, se considérant trop différent, dépassant la compréhension des Rajasa mêmes. Ils avaient influencé leurs peuples de loin, mais suite à de multiples guerres internes, Kan’Tsai lui-même posa le pied sur les îles qu’il avait créées il y avait déjà de cela fort longtemps. Il vit que son peuple souffrait, mais aussi il vit rapidement tout le progrès que celui-ci avait fait au cours des siècles, mais l’état pitoyable des choses, laissées par la guerre, à elles-mêmes le désola. Il fit donc venir les dirigeants de chacun des clans, chacune des factions de cette guerre sanglante et il inspecta leur âme et leur cœur, finalement il fut dégouté. Il prit plusieurs semaines à construire une montagne, au centre d’une des grandes plaines, coupant l’espace d’agriculture, mais personne ne put même oser lever sa lance contre lui. Durant ces semaines, les affrontements cessèrent, et au bout d’un certain temps, le Seishi disparu, ne laissant derrière lui que le Trône de la Terre, un palais immense, à proprement parler, enchâssé sur une montagne, fait pour résister à toutes les épreuves. Personne ne sut directement qui put s’asseoir dans ce magnifique palais et l’appeler le sien, mais plusieurs s’y risquèrent sans pouvoir même franchir la porte.

L’exploit ne tomba pas dans l’oubli, mais le temps fit son œuvre et bientôt les gens se désintéressèrent de ce palais ne servant à rien. Mais comme toujours, ce fut lorsque les gens cessèrent de porter attention qu’il se passa quelque chose. Un jeune homme au teint basané et aux yeux vers et brumeux comme le jade sortit du palais, il ne devait avoir plus de seize ans, pourtant il avait une présence hors de l’ordinaire. Nul ne contesta son ascension sur le trône, en tant que dirigeant, empereur, fils de Kan’Tsai et tout premier Hisutsu, le Fils de Jade. Sous le règne de la famille très puissante que fut celle des Hisutsu, renommée à quelques reprises dans l’histoire sous une « idée de génie » de quelque empereur, les Tsai-an prospérèrent rapidement, repoussant plusieurs tentatives d’invasion de leurs proches voisins. On peut encore retrouver de ce premier âge d’or des noms qui font encore trembler les gens aujourd’hui, entre autres la famille Nanahara, qui devint une famille noble bien avant la Chute, les Mitsuga, les Kotsun et les Unaji sont les plus influents encore à ce jour, mais ceci n’est pas leur histoire.

Leur étude de la terre et leur proximité avec leur Seishi de même qu’une alliance impromptue avec les Nami-an a permis aux Tsai-an de survivre à l’épreuve la plus grande de leur temps. Ils étaient, à cette époque, au bord d’un déclin inévitable, car la cour se faisait de plus en plus pressante et l’empereur avait de moins en moins de soutient de la part de celle-ci, donc de moins en moins de pouvoir. Écrasé entre deux flancs, on dit que l’empereur Hisutsu no Kaemôn, appelé Kaemôn-Ojii, fut mis sur le trône par la famille Unaji très tôt, alors qu’il avait à peine neuf ans, une simple marionnette entre les mains d’acteurs politiques, voulant librement se servir du pouvoir du trône se retira pendant quelques longs mois aux limites mêmes de son territoire, on ne sait ce qui se passa exactement, mais on dit qu’il eut une vision, voire une conversation avec Kan’Tsai lui-même, qui le mit en garde contre les dangers qui attendaient son peuple, il revint un an après son départ, et c’est à l’âge de quinze ans, deux ans avant la Chute, qu’il commença à préparer son peuple pour la Chute. Il accepta l’aide du peuple de Nami-ada, ainsi, la chute et tout ce qui en suivit, bien que grugeant une quantité énorme de son territoire, ne toucha qu’un fragment de la population, alors que tous avaient migré en montagnes, seuls les quelques récalcitrants, des villages ne respectant que très peu l’autorité du Ojii et des alliés, notamment, de la famille Unaji, mais de la cour, virent leur mort de très près alors que les énormes vagues s’écrasaient sur les côtes, tous les efforts, cependant furent faits pour sauver le plus de gens possible et l’opération en fut une des plus réussies de cette époque et l’empereur devint rapidement un héros national.

Les Tsai-an furent tout de même privé d’une grande partie de leur territoire, ce qui les força à chercher d’autres terres habitables, ce n’était pas sous une politique expansionniste qu’ils se mirent à explorer le monde, avec les Nami-an et leurs navires. Ces quelques navires avaient subsisté dans les grandes cavernes des montagnes jusqu’au moment propice. Ils réussirent donc rapidement à s’étendre sur les îles avoisinantes, celles qui restaient après la Chute, mais ils n’étendirent pas leur influence trop loin, à l'exception de l’expédition montée sur un très grand navire, en direction de Klahän. Ils y trouvèrent chemin, mais il fallut plus de cinquante ans avant que le message ne se passe. Ainsi, les deux archipels se développèrent, l’un plus traditionnellement, et l’autre comme une cité libre, simplement rattachée à un pouvoir racial, mais pour plus d’information sur Klahän, il vous faudra lire sur celle-ci, je m’arrêterai sur l’histoire des Tsai-an de la mer d'Ushizumi. Sesunmon a été élu comme lieu pour créer la nouvelle capitale, à quelques kilomètres du Trône de la Terre, on exclut encore la cour des affaires du peuple pendant longtemps, mais avec la croissance de la population, la ville s’étendit de plus en plus vers le nord, ce qui fait qu’aujourd’hui le palais se trouve très près des portes nord de la ville. Elle a toujours été une ville commerciale et militaire, c’est dans cette optique qu’elle a été construite, notamment pour protéger les quelques champs et les ressources agraires de l’empire.

L’empire des Tsai-an est toujours dirigé par un empereur (et dans quelques rares cas par une impératrice) toujours issu des descendants des Hisutsu, du moins c’est ce que prétendent les autorités. Il est important de noter que le dernier empereur est porté disparu depuis environ dix ans. Il est disparu peu de temps avant le coup d’État organisé par Nanahara no Takeshiro qui a pris le pouvoir politique et militaire de l’empire et qui mène une campagne militaire acharnée surtout contre ce qui reste des autres peuples.

De façon générale, on peut dire des Tsai-an que ce sont des gens fiers et respectueux. Ils sont fort travaillants et connaissent généralement leur place dans la société. D’apparence généralement marquée par des couleurs de la terre (peau basanée, cheveux bruns, noirs ou très parfois roux, yeux noirs, bruns, dorés et très rarement verts), ils peuvent cependant avoir l’air d’à peu près n'importe quelle sorte de Rajasa au vu des nombreux mélanges de clans. Ils ont une structure très militarisée, qui découle de grandes guerres entre les clans internes, mais aussi d’une déception de la part du gouvernement et d’un contrôle prolongé par une cour débridée. Maintenant encré dans leur nature profonde, l’esprit combatif ne peut être nié, mais c’est surtout leur honneur qui est terrifiant. Comme des montagnes, ils ne bougeront que si l’ont les forces, on leur reconnait un caractère très fort, mais vu leur nombre et les mélanges au cours des siècles derniers avec les autres cultures, il n’y a pas de représentation générique des Tsai-an, leurs caractéristiques sont surtout basées sur leur histoire personnelle, mais de façon générale, une société presque entièrement patriarcale et militaire donne très peu de place aux femmes, mais on a vu, il y a quelques années de cela un mouvement de réémergence qui fut malheureusement éteint par la main du tyran actuel. Ce qui caractérise, de façon générale, les enfants de la terre, est leur proximité à celle-ci, contrairement à beaucoup d’autres Rajasa, ils n’ont pas perdu leur chemin premier, du moins pas encore.

Citation :
En termes de jeu, les Tsai-an possèdent la capacité de Ressentir par le Sol, cela leur permet de savoir si d’autres créatures autour d’eux touchent le sol et leur direction générale.


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